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Voici l'écriture qui a été tracée ....

Révérend VRY Yobou  Thierry Joel

Pasteur Principal du Circuit de Grand-Bassam

de l'Eglise Méthodiste Unie - Côte d'Ivoire (EMU-CI)

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« MENE, MENE, TEKEL, OUPHARSIN » 

         

 

Salutations et introduction

 

En ce dimanche de fête et de joie pour la Communauté Méthodiste Unie d'Ehania V1, nous vous saluons dans le nom précieux et merveilleux de Jésus le Christ, le Dispensateur de tous biens.

 

Enfin, chers frères et sœurs en Christ, Membres de la Chorale "Canaan", le jour tout attendu est arrivé : vous venez d'être reçus en qualité de choristes (plein droit), revêtus d'aubes consacrées à la gloire de Dieu le Père, faisant ainsi de vous des personnes mises à part pour le ministère de la louange au sein  de votre Communauté et dont l'Eglise Méthodiste Unie - Côte d'Ivoire. Tout en partageant votre immense félicité, nous nous faisons le devoir de vous instruire au travers de la Parole, pour vous exhorter à savoir l'importance et la délicatesse du ministère que vous êtes appelés à exercer.

 

Aussi, le thème que nous soumettons à l'attention de tous est-il le suivant : « Méné, Méné, Tékel, Oupharsin ». Il est soutenu par le texte de Daniel 5 : 25 qui nous dit ceci :"Voici l'écriture qui a été tracée : « compté, compté, pesé et divisé ».

 

Bien aimés en Christ, en vue de mieux comprendre notre thème, nous vous proposons le canevas suivant :

1 - De quoi s'agit-il ?

2 – « Méné, Méné, Tékel, Oupharsin » comme un avertissement ou comme une sentence ?

3 - Quelles attitudes Dieu attend-t-il de nous dans un cas similaire ?

 

4 - Enfin, que retenir, en ce jour béni de consécration des aubes et de réception des choristes de l'Eglise Méthodiste Unie de Côte d'Ivoire (EMU-CI) d'Ehania V1 ?

1 – De quoi s’agit-il

Il faut souligner que les évènements rapportés par le texte de Daniel 5 se déroulèrent en 539 avant Jésus-Christ, soit plus de vingt (20) ans après la mort de Nébucadnetsar , le grand Roi de Babylone qui a ravagé Jérusalem et brûlé le Temple bâti par le Roi Salomon. Dans notre texte, le Roi Belsatsar, fils de Nébucadnetsar, organise une fête somptueuse en vue de soutenir le moral de sa cour et à faire disparaître tout sentiment défaitiste, car, à ce moment-là, Babylone subissait le siège implacable de l’armée médo-perse qui a déjà conquis une grande partie de l’empire babylonien.

 

Lors de son festin, Belsachatsar fait usage des vases et coupe sacrés enlevés au Temple de Jérusalem par son père. Ces ustensiles consacrés à Yahvé deviennent au cours de cette fête de vulgaires récipients servant à manger et à boire.

 

Devant une telle ignominie, un tel blasphème, une main comparable à celle de l’homme apparut et écrivit, à la stupeur de tous et particulièrement du roi, des mots sur un pan du palais : « Méné, Méné, Tékel, Oupharsin » selon la traduction hébraïque de cette mystérieuse écriture, faite par Daniel, devant l’incapacité des mages et sages babyloniens de la faire.

 

 

2 – « Méné, Méné, Tékel, Oupharsin » comme un avertissement ou comme une sentence ?

Frères et sœurs, c’étaient des mains babyloniennes qui s’étaient emparées des vases consacrés au culte de l’Eternel et qui s’en servaient pour un usage vil, dans le but de le déshonorer  et de défier sa puissance. Aussi, la réponse de Dieu à l’insolence de Belsachatsar fut-elle à la hauteur de ce défi. C’est ainsi qu’une main d’homme contrôlée par sa divine puissance leur lançait à son tour un défi en écrivant en face du chandelier, symbole de la présence de Jéhovah parmi son peuple, sur la chaux de la muraille du palais royal, des mots divins.

 

Selon le verset 25, ces mots signifiaient en français « Compté, Compté, Pesé et Divisé ». La suite du texte nous montrer que « Méné, Méné, Tékel, Oupharsin » n’était pas un avertissement, mais une sentence.

 

En effet, selon un récit ancien, de cette même nuit-là, le Général perse Ugbaru, fit creuser à ses troupes une tranchée destinée à détourner le cours de l’Euphrate de façon à en abaisser le niveau. Comme le fleuve coulait jusqu’à l’intérieur de la ville de Babylone, la baisse de son niveau permit aux troupes médo-perses d’y pénétrer par surprise, en passant dans le lit du fleuve sous les épais remparts et d’atteindre le palais avant même que la population ne comprenne ce qui lui arrivait. La chute de Babylone fut très rapide puisque, Belschatsar, son armée et une grande partie de sa cour, furent tués le 16 octobre 536 avant Jésus-Christ.

 

L’Eternel l’a ainsi compté et pesé, c’est-à-dire Dieu a évalué chacune des actions de Belschatsar et de toute sa cour. Il les a trouvées néfastes, ignobles et indignes. « Divisé » est la sentence de cette évaluation divine : le royaume de Babylone fut reparti entre les Mèdes et les Perses. C’est une condamnation sans appel.

 

Dieu par sa prééminence sur toute œuvre humaine a exercé un jugement sur Belschatsar et son royaume. La souillure des vases sacrés en était la principale raison. Devant un tel évènement,

 

 

3 – Quelles attitudes, Dieu attend-t-il de nous dans un cas similaire ?

La condamnation de Belschatsar est assez éloquent pour nous interpeller sur nos attitudes dans l’usage des objets mis à part pour l’œuvre de Dieu :

-      d’abord nos personnes

-      et enfin les objets afférents à notre ministère.

 

Nous comprenons à cet effet, l’intérêt du texte de 1 Timothée 3 : 1 – 16. L’intention de l’Apôtre des Gentils, l’honorable Paul dans cette lettre était d’instruire son fils par la foi, Timothée au sujet de l’Eglise et en particulier de ses responsables, comme des enseignements qualifiés et qu’ils donnent le Bon exemple à tous.

 

Les attitudes requises pour tout ministère dans l’œuvre de Dieu sont selon 1 Timothée 3 : 1 – 16 :

-      une vie irréprochable ;

-      la pureté conjugale ;

-      la sobriété ;

-      la modestie en tout ;

-      réglé dans sa conduite ;

-      hospitalier ;

-      propre à l’enseignement

-      ni abonné au vin

-      ni violent

-      indulgent ;

-      pacifique

-      désintéressé ;

-      être un bon père de famille ;

-      soumis ;

-      honnête,

-      éloignés de la duplicité.

 

Et singulièrement pour les femmes :

-      honnêtes ;

-      non médisantes ;

-      sobres ;

-      fidèles en toutes choses.

 

Bien-aimés, ces attitudes nous protègent de l’opprobre et dans les pièges du Diable. A ces personnes ayant une telle attitude, Dieu se révèle à eux à travers le mystère de la piété c’est-à-dire la manifestation de la justice parfaite et véritable qui se trouve en Jésus-Christ. C’est une source de bénédiction par tout enfant de Dieu, d’être ainsi assuré par la grâce du Seigneur.

 

 

4 – Que retenir enfin, en ce jour béni de consécration des autres et de la réception des choristes de l’EMU-CI d’Ehania V1 ?

 

Chers choristes, dans l’Ancien testament, Dieu avait établi un sacerdoce pour servir d’intermédiaire entre son peuple et Lui. C’est le sacerdoce Lévitique. Dans le Nouveau Testament, Christ a accompli tout le symbolisme de ce sacerdoce. Le sacerdoce Lévitique est maintenant remplacé par un nouveau sacerdoce (Hébreux 7 : 11 – 14). En effet, selon les termes de la Nouvelles Alliance, tous les croyants sont des sacrificateurs pour Dieu.

 

Nous n’offrons pas les sacrifices d’animaux, comme le faisaient les sacrificateurs de l’Ancienne Alliance. Nous sommes appelé à être : « … un saint sacerdoce, afin d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ » (1 Pierre 2 :5). L’un des sacrifices spirituels que nous offrons est la Louange : « Par Lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de nos lèvres qui confessent son Nom » (Hébreux 13 : 15).

 

Le Ministère de la Louange, peut-être comparable à un Saint ministère comme le Ministère Pastoral. C’est pourquoi, vous êtes revêtus d’aubes consacrés. Comprenez qu’en portant ces aubes sacrés, vous devenez par analogie des personnes mise à part pour cet important Ministère : la Louange.

 

 

Toute expression véritable de Louange doit exprimer :

-      la révérence qui consiste à témoigner de manière adéquate son profond respect et sa vénération à l’égard de quelqu’un. Dans notre cas, il s’agit du respect à Dieu.

 

Aussi, l’expression de la louange ne devrait jamais dégénérer vers l’irrévérence. Louer Dieu n’est pas un jeu. Ce sont vos vies qui sont en jeu.

 

Bafouer votre Ministère de louanges vous expose à la destruction physique et spirituelle à l’instar des Babyloniens.

 

-      Porter son aube en étant ivre, en colère, en faisant des palabres, est une source de malédiction.

 

-      Jeter son aube après un excès de colère, et venir le revêtir plus tard, comme si rien ne s’était passé est une mort assurée.

 

-      Renier les engagements que vous avez pris par rapport à ce ministère est une épée que vous mettez sur votre tête.

 

Chers choristes, sachez que la louange engendre la puissance « Heureux ceux qui habitent dans ta maison ! Ils peuvent te célébrer encore … Heureux ceux qui placent en Toi leur appui … Leur force augment pendant la marche … » (Psaumes 84 : 5 – 8).

 

La louange, chers choristes, précède aussi la victoire «  … Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu pour renverser des forteresses » (2 Corinthiens 10 : 4).

 

Enfin avec la louange, vous recevrez ce que vous désirez « Faites de l’Eternel tes désirs, et il te donnera ce que ton cœur désire » (Psaumes 37 : 4).

 

Il ne s’agit pas  d’attendre les grâces de Dieu avant de le louer, mas il s’agit plutôt de le louer de tout votre cœur et Lui, il nous donnera ce que notre cœur désire dans sa volonté.

 

A vous tous, ici présents, sachons que Dieu siège au milieu des louanges (cf. Paumes 22 : 4). Si notre cœur est rempli de louange, il est aussi rempli de Dieu, car il siège au milieu de nos louanges. Et, c’est une source de bénédictions pour toute l’Eglise.

 

Conseillez, reprenez et exhortez ces choristes à marcher dans les voies du Dieu Créateur.

 

Soyez fermes contre les dérives qui se manifestent parmi eux. Car si vous fermez les yeux, bouchez vos oreilles et vous vous taisez alors, à vous aussi, Dieu vous demandera des comptes.

 

« Méné, Méné, Tékel, Oupharsin »

 

Que Dieu vous garde et vous bénisse dans cette œuvre de la louange. Bonne fête à vous tous !

Amen