A qui irions-nous, Seigneur ?

Élève Prédicatrice VRY Jeanine Andrée

Eglise Méthodiste "Cité de grâce"
Anoumabo-Marcory (EMU-Côte d'Ivoire)
vryjeanine@gmail.com 
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INTRODUCTION

Bien-aimés Frères et Sœurs, recevez nos salutations fraternelles en Jésus-Christ, Notre Seigneur, et par la même occasion celle de la Communauté sœur "Cité de Grâce" d’Anoumabo-Marcory.

 

Aujourd’hui, il nous est donné de lire trois (3) passages bibliques :

-         - Le premier est tiré du livre du Prophète Esaïe, en son chapitre 13 versets 22 à 25 ;

 

-        -  Le second, de la deuxième épitre de l’Apôtre Paul aux Corinthiens en son chapitre 3, du verset 6 ;

 

-        -  Et le dernier, de l’Evangile de Jésus-Christ selon Jean chapitre 6, du verset 60 au verset 71.

 

Nous avons à traiter le thème suivant : « A qui irions-nous, Seigneur ? ».

Nous trouvons notre verset de méditation dans l’Evangile de Jésus-Christ selon Jean en son Chapitre 6, au verset 68 ainsi libellé : « Simon Pierre lui répondu : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ». Amen !

 

Pour aborder notre message, nous nous emploierons :

-        -  D’abord, à définir les mots du thème et à situer le texte dans son contexte ;

 

-        -  Ensuite, à expliquer notre texte d’appui ;

 

-       -  Enfin, nous en tirerons des enseignements pour notre marche chrétienne, aujourd’hui.

 

Alors comment expliquer ces mots pour répondre, je dirai : « A qui irions-nous ? : Vers qui pouvons-nous partir ? Vers qui nous tourner ? Qui pouvons-nous suivre ? ».

 

Dans quel contexte Simon Pierre a-t-il parlé ?

Avant de répondre à cette question, il convient de dire que l’Evangile de Jésus-Christ selon Jean s’adresse aux communautés chrétiennes vivant en Syrie plus particulièrement à celles de l’Asie Mineure. Différents des autres évangiles, il met l’accent sur les signes que Jésus a accompli et a pour but de faire connaître qu’il est le Messie promis, le Fils de Dieu.

Dans cette partie de l’Evangile, Jésus multiplie cinq pains et deux poissons, afin de donner à manger à cinq mille hommes, sans compter les femmes et les enfants. Or nous savons que dans les manifestations ou évènements, les femmes et les enfants sont les plus nombreux, imaginons alors combien de personnes Christ à nourrir, ce jour-là.

 

Ces gens, ayant vu le miracle, le qualifient de prophète. Mais, Jésus va se retirer d’eux et aller de l’autre côté du fleuve. Ils iront donc à sa recherche. Voyant cela, il va leur faire comprendre que la véritable raison pour laquelle ils le cherchaient, n’était pas qu’ils avaient cru en lui, mais plutôt, le fait qu’ils avaient mangé et avaient été rassasiés.

 

Il va donc les exhorter à ne pas chercher à travailler pour la nourriture périssable, mais à concentrer leurs efforts sur la nourriture qui dure jusque dans la vie éternelle.

Il continue pour dire que cette nourriture, c’est son propre corps, le pain de vie. Ainsi, celui qui mange son corps et boit son sang aura la vie éternelle.

 

A qui irions-nous, Seigneur ?

Que comprendre par ce thème, au travers de notre texte ?

Comme nous le disions plus haut, Jésus s’est présenté comme le pain de vie. Pour avoir la vie éternelle, ils devaient manger sa chair et boire son sang.

Ces choses-là, il voulait les faire comprendre à tous ceux qui le suivaient, que le chemin qu’ils avaient décidé de prendre avec lui, était un chemin de difficultés, de souffrances ; en un mot, un chemin qui n’était pas facile.

 

S’ils ne demeuraient pas en lui, ils ne pourraient pas avoir cette vie éternelle. Jésus leur montrait ainsi qu’ils avaient besoin de lui, autrement dit, de manger sa chair et de boire son sang.

Il ne s’agissait pas de nourriture physique, mais de nourriture spirituelle. Il montrait alors que la nourriture la plus importante était celle qui nourrissait l’esprit. C’est la raison pour laquelle les paroles de Jésus étaient selon lui-même : Esprit et Vie. Elles étaient données à ceux qui l’écoutaient pour leur communiquer la vie de Dieu, la vraie vie, la vie abondant, la vie éternelle.

 

Accepter ses paroles, les comprendre et les appliquer à eux-mêmes étaient le moyen pour ceux qui le suivaient d’être en communion véritable avec lui, c’est cette communion qui était la base pour entrer dans la vie éternelle.

Jésus avait, jusqu’ici, discuté avec les pharisiens qui se sont toujours opposés à ses enseignements. Cette fois-ci, c’est à ses disciples qu’il s’adressait.

 

Il ne s’agit pas particulièrement des douze qu’il avait choisis, mais de tous ceux qui le suivaient de lieux en lieux depuis le début de son ministère. Cependant, ceux-ci, au lieu de considérer l’enseignement qu’il leur donnait, vont plutôt s’attarder sur la dureté de ses paroles et préférer ne plus l’accompagner.

 

Ainsi, plusieurs vont trouver ses paroles dures et en seront scandalisées ; en effet, le fait que Jésus dise être le pain de vie et qu’il faut le manger pour avoir la vie éternelle était une chose qui dépassait leur intelligence et leur force. C’était impensable.

 

Ce n’est pas qu’ils trouvaient les paroles de Jésus difficiles à comprendre ; mais plutôt, ils trouvaient cela impossible à accepter. Ainsi, beaucoup de ceux qui le suivaient, le faisaient soit parce qu’ils avaient de l’admiration pour ses paroles, soit ils étaient impressionnés par les miracles. Mais, ils n’avaient pas sincèrement cru et n’avaient pas mis véritablement leur foi en lui afin de posséder la vie éternelle. Ce qui va les amener à prendre leur décision : ne plus le suivre !

 

Les voyant se retourner, Jésus va demander aux douze disciples : « Est-ce que vous voulez partir, vous aussi ?». Par cette question, il voulait les éprouver et provoquer en eux une décision sincère. Jésus les connaissait assez pour savoir que les douze disciples qu’il avait choisis, sauf Judas, lui resteraient fidèles, mais il voulait l’entendre de leurs propres bouches.

 

Simon Pierre va donc répondre : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».

Par cette réponse, nous pouvons comprendre que Pierre n’envisageait pas l’avenir sans Jésus.

A qui irions-nous, Seigneur ? Vers qui pouvons-nous nous tourner ? Qui pouvons-nous suivre ?

Cette interrogation de Simon Pierre montre qu’il avait réellement compris que Christ était le Messie, le seul par qui, lui et les autres disciples qui étaient restés, devaient passer pour avoir la vie éternelle, la vie après la mort.

 

Aujourd’hui, qui parmi nous, pourrait répondre comme Pierre ? Qui pourrait dire Seigneur, vers qui me tournerai-je, à part toi ?

 

Il est évident que répondre à ces interrogations serait difficile car les constats que nous faisons dans nos églises sont alarmants.

Aujourd’hui, nous fréquentons l’église par tradition, par affinité ou même par formalité au lieu de rechercher le Christ, celui qui donne la vie éternelle.

 

Nous n’avons pas encore saisi la véritable personne de Christ, si bien que, lorsque nous sommes frustrés ou choqués, nous n’hésitons pas à quitter l’église ; cela montre que nous suivons les hommes et non Christ.

 

Très souvent, lorsque nous traversons des situations difficiles, inquiétantes, calamiteuses, effroyables, que ce soit au niveau de notre foyer, de nos affaires, de notre travail, de nos enfants et tous les autres domaines de notre vie, vers qui tournons-nous nos regards en premier ?

N’est-ce pas vers les marabouts, les féticheurs, les charlatans, ces sectes dites ésotériques, ces loges mystiques … ?

 

D’un point de vue, est-ce que nous ne comptons pas sur notre propre personne pour trouver une solution ?

Parfois, ce sont les autres, nos amis ou nos proches qui sont pour nous le premier recours. Pourtant, nous sommes chrétien, nous disons connaître et suivre Jésus et chantons même « Sans Jésus, je ne peux vivre … ».

 

Il est important de savoir que LA MARCHE CHRETIENNE est faite de joie, de bonheur, de paix, de prospérité mais aussi de persécutions, de souffrance, de douleur ; nous l’oublions trop souvent !

En faisant cela, nous montrons que nous ne pouvons pas répondre comme Pierre qui dit : « A qui irions-nous Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ».

 

C’est désolant ! C’est désolant d’autant plus que les chrétiens d’aujourd’hui n’ont plus la mentalité de la vie éternelle car les choses de la terre ont pris le dessus. Enfants de Dieu que nous sommes, Jésus doit être notre repère, notre modèle, celui dont nous marchons dans les traces. Alléluia !

 

A qui irions-nous Seigneur ?

Quels sont les enseignements pour nous ? Le premier enseignement que nous pouvons tirer est que :

 

Le Salut se trouve uniquement en Jésus.

Frères et Sœurs, de nos jours, chacun cherche la protection de sa propre personne et de sa famille devant les assauts de la mort, des accidents, des malheurs, de la maladie, nous cherchons tous un refuge, un repère, une personne ou une chose sur lequel Dieu nous pourrions nous appuyer dans les temps difficiles. C’est la raison pour laquelle Dieu, par le canal du Prophète Esaie, dans le passage que nous avons lu nous exhorte par ces paroles : « Gens du bout du monde, tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, car Dieu, c’est moi et personne d’autre ».

 

Ainsi, l’accomplissement de nos espérances, la guérison, la réussite, le succès de nos enfants, la prospérité, l’élévation, le mariage, la paix, la joie, le bonheur, en un mot, le Salut que nous désirons sur le plan physique et spirituel se trouve en Jésus-Christ de Nazareth. Gloire à Dieu !

Cependant, comment rester attachés à Jésus qui est la source de notre Salut ?

C’est cette question qui nous envoie au deuxième enseignement :

 

Le Saint-Esprit nous rend capable de rester fidèles à Jésus.

Bien-aimés dans notre marche chrétienne, nous serons très souvent exposés au danger, aux persécutions, aux calomnies ou même menacés de mort. Tout ceci, nous pouvons les supporter par l’Esprit de Dieu en nous.

 

L’Apôtre Paul l’avait déjà compris. Et c’est ce qu’il écrit dans sa deuxième épitre aux Corinthiens que nous avons lu. « Il dit que nous ne pouvons pas prétendre accomplir une telle chose grâce à notre capacité personnelle. Ce que nous sommes capables de faire vient de Dieu, par son Esprit » (version français courant).

 

En effet, le Saint-Esprit nous fortifie et nous donne de supporter et de surmonter toutes ces situations par Jésus-Christ de Nazareth.

Pour terminer, notre troisième enseignement est que :

 

Nous avons la vie éternelle en Jésus. (Dis amen avec moi)

Pour nous chrétiens, le plus important ce n’est pas de posséder des biens matériels mais plutôt de posséder la vie éternelle, car nous ne sommes que des pèlerins, des voyageurs sur la terre.

Frères et Sœurs, nous qui avons choisi d’accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur personnel, ayons l’assurance que ce choix reste le meilleur. Car un jour, nous serons assis à la table du Grand Roi, au bouquet de l’Agneau, dans la Nouvelle Jérusalem. Alléluia !

Oui, nous avons la vie éternelle en Jésus !

 

 

CONCLUSION

Bien-aimés dans le Seigneur, face à tout ce que nous avons dit, sommes-nous sans reproche ? Certainement que non, car bien des fois, nous n’avons pas suivi Jésus, nous ne sommes pas tournée vers lui pour tout et dans tout.

 

Mais si Dieu nous fait la grâce d’écouter ce message, c’est pour nous donner l’occasion de reconnaître nos erreurs et de changer de comportement. Aujourd’hui, ne restons pas encore insensibles. Dieu nous tend encore la main, il veut guérir nos cœurs, nous consoler et restaurer nos vies ; seulement demandons-lui pardon et acceptons de nous tourner sincèrement vers lui et demeurons attachés à lui.

 

A tous ceux qui n’ont pas encore fait la paix avec Jésus, nous vous invitons à le recevoir dans votre cœur. De toutes les façons, à qui irions-nous ? C’est lui qui a les paroles de la vie éternelle.