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Le moissonneur reçoit un salaire et la vie éternelle.

Prédicateur AKE MOBIO ELVIS

Eglise Méthodiste Cité de grâce
Anoumabo-Marcory (EMU-Côte d'Ivoire)
+225 07 27 17 27 / 66 97 33 97
 Facebook: Ake Mobio Elvis

  Texte Jean 4 : 35-38

Rajouts : Proverbes 11-23-31 / 2 Corinthiens 9 :6-15

 

Journée du Moissonneur

 

 

      I.     Vocabulaire

·        Moissonneur : C’est celui qui récolte après avoir semé ;

·        Recevoir : Obtenir quelque chose (à la suite d’une prestation de services) ;

·        Salaire : Une rémunération liée au travail effectué ;

·        Vie éternelle : C’est  la vie qui commence ici-bas et qui trouve sa suite après la vie terrestre.

 

Le travail du moissonneur est-il seulement le salaire temporel et/ou éternel ?

INTRODUCTION

Notre texte de méditation est extrait de Jean 4:35-38. Pour bien comprendre le texte, nous proposons une structure de trois niveaux, desquels nous tirerons une conclusion.

·        Verset 35 : Notre ignorance de la moisson déjà mure ;

·        Verset 36a : Le salaire obligé terrestre et céleste du moissonneur ;

·        Verset 36b-Verset 38 : Réjouir le cœur de celui qui a semé, autre que nous.

 

 

 I.              Notre ignorance de la moisson déjà mûre

Jésus vient de faire la rencontre d’une femme samaritaine qui est au puits de Jacob et qui conteste l’autorité des Juifs, rejetant du coup Jésus qui l’attendait. Jésus lui fait savoir qu’elle avait besoin d’une eau vive pour sa situation. Menant une vie conjugale difficile, Jésus étale son vécu. Surprise de voir que cet homme  sait tout  d’elle, elle s’incline pour le salut de Jésus.

 

 C’est alors qu’apparaissent les disciples. Leur réaction : Pourquoi Jésus, leur Maître refuse de manger. Alors il leur dit qu’il a une autre  nourriture à manger qui n’est pas celle pour laquelle ses disciples le pressent : Celle de faire la volonté de son père dans les cieux en tant qu’envoyé.

De là vient la suite du débat avec ses disciples. Ne dites-vous pas (mes disciples) qu’il y a encore quatre mois pour la récolte ? Or je la vois blanche.

 

Bien aimés, comment voyons-nous la moisson du Seigneur ? Cette femme avait besoin de Jésus, même au puits, comme chacun de nous ici présent dans ce temple, chacun selon son degré d’attente. Mais est-ce que nous voyons cette recherche de délivrance, de paix, de restauration de vie en tant que moissonneurs autour de nous ? Les chrétiens que nous sommes, n’avons pas conscience de la souffrance intérieure et extérieure de ceux dont nous avons la charge ou qui nous entoure parce que nous ne levons pas les yeux, nous ne regardons pas l’autre autour de nous, nous ne vivons pas l’autre.  

 

Levez les yeux, permet de voir nettement la réalité autour de nous que sont la misère, la souffrance, la maladie, le désespoir. Nous pouvons croiser le regard amer de l’autre qui a besoin  de soutien si nous levons réellement les yeux. Qui pouvait savoir que cette femme au puits, belle certainement était à son sixième mari ? Elle souffrait car elle voulait se marier mais, aucun des hommes ne restait longtemps. Elle en souffrait malgré sa constance au puits de Jacob.

Plusieurs vivent ici le cas et sont là, ne sachant comment en sortir. Mais personne ne lève les yeux pour voir ces souffrances.

 

Notre égoïsme (tête baissée) nous éloigne de la volonté du Père, nous prédicateurs et responsables à tous égards.

La moisson est mûre autour de nous, pendant que nous croyons qu’il reste encore du temps pour nous-mêmes et non pour les autres. Qu’en est-il de toi ? De nous ? À propos de la moisson de Christ.     

 

II.                   Le salaire obligé terrestre et céleste du moissonneur

 

1.  Le salaire obligé terrestre

Pour Dieu, rien ne se fait sans récompense. Le fait de travailler pour Dieu ou pas l’oblige à nous donner ce que nous méritons et qui est  appelé salaire. Soyons convaincus bien aimés qu’avec Dieu sur la terre le fruit de nos œuvres ont une récompense.  

 

2.  Le salaire obligé céleste ou vie éternelle

La vie éternelle n’est pas le résultat d’une magie plutôt le fruit de nos actes posés sur la terre. Nous serons donc surpris de ne pas hériter du ciel un jour parce que ignorant que nos actes ont une portée plus que terrestre. La preuve Matthieu 25:35-46 dit ceci : j’avais soif vous m’avez donné à boire. Surpris les salariés de la vie éternelle s’écrièrent : quand t’avons-nous donné à boire ? Ils ont eu  la vie  éternelle  étant eux-mêmes surpris. Mais en réalité, ils ont posé des actes louables sur la terre ne sachant pas que c’était à Dieu que ces actes étaient dédiés. Ils ont donné à boire parce qu’ils savaient que des gens avaient besoin d’eau,  de visites, de conseils, d’aide et ont bien agi et réagi. Ils avaient les yeux levés pour voir autour d’eux, les besoins à satisfaire. Qu’en est-il de nous ? Nous courons pour la nourriture terrestre hélas, qui conduit à l’égoïsme, au manque de tout et même de temps pour l’autre donc pour Dieu  puisque nous ne levons pas les yeux et parce que nous ne voulons pas voir.

 

3.  Réjouir le cœur de celui qui a semé, autre que nous

Bien aimés, nous sommes dans un monde qui appartient à Dieu et chacun de nous a en  lui cette responsabilité de travailler pour le bien-être de ce monde.

·        Est-ce que  nous cherchons à savoir  à  qui appartient le monde ?

·        Quelle est sa volonté pour nous et  pour  ce monde ?

 

Si nous sommes heureux à travers les retombées économiques, financières, matérielles, humaines est-ce que Dieu l’est davantage à côté de nous et en nous ? Le riche dans Luc 12 se réjouit de sa richesse quand Dieu lui se plaignait de cette richesse et lui a ôté la vie malgré ses projets d’un lendemain glorieux verset 20-21. N’oublions pas les exemples de Caïn et Abel, Ananias  et Saphira dans Genèse 4 et Actes 5.   

 

Quand nous sommes heureux bien aimés, avec nos biens disons merci à Dieu. Sachons lui dire  avec ces biens temporels qui nous ouvriront les portes célestes si nous savons en faire bon usage selon le Seigneur. C’est le grand sens de la journée des moissonneurs.

Ne croyons pas que nous n’avons pas à partager avec Dieu nos bénédictions à tous égards. Ce serait être dans l’erreur d’appréciation des vérités bibliques. Nous devons partager avec notre entourage le fruit de notre moisson, davantage avec Dieu.

 

Conclusion

La journée de la moisson nous interpelle tous à ne pas nous contenter de notre plaisir personnel dans un désert de souffrance, mais à partager.

 

Ensuite à donner à Dieu qui nous a accordé ses bénédictions, ses dons, lui étant le  semeur. Or, il n’y a pas de moissonneur sans semeur. La bible dit de réjouir le semeur à coté de nous. Ce semeur, c’est Dieu. Pour cela levons les yeux et voyons pour agir efficacement. En cette fin d’année, le District reconnaissant veut par la même occasion dire merci à Dieu pour tous ses bienfaits à tous les niveaux de la vie et réjouir notre créateur qui nous a fourni toute la semence dont nous recueillons la moisson.

 

 

Bonne journée des MOISSONNEURS, Que Dieu vous bénisse !