· 

Personne n'a jamais vu Dieu : le Fils nous l'a fait connaitre

Révérend VRY Yobou Thievery Joël

Pasteur Principal du Circuit de Grand-Bassam

Eglise Méthodiste Unie - Côte d'Ivoire (EMU-CI)

+225  48 70 28 50 / 06 46 07 24

Facebook: VRY Joel

Dimanche 30 décembre 2018

Thème : “ Personne n'a jamais vu Dieu : le Fils nous l'a fait connaître

Textes : Exode 33 : 17-23

    1 Timothée 6 : 11-16

    Jean 1 : 18

 

Texte du jour : Jean 1 : 18 : « Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique, qui dans le sein du père, est celui qui l'a fait connaitre »

 

EXPLICATION DU THEME

 

Voir : Percevoir avec les yeux, par la vue, regarder, reconnaître quelqu'un ; Considérer attentivement, examiner, étudier, enfin prendre conscience D'être...

 

Connaître : Avoir une idée pertinente de ; être informé de, savoir l'identité de quelqu'un, comprendre le caractère, la personnalité de quelqu'un.

 

 

Ainsi, personne n'a jamais vu Dieu : le Fils nous l'a fait connaître, peut signifier personne n'a perçu Dieu, avec les yeux, n'a rencontré, n'a considéré attentivement de Dieu. C'est Dieu le fils unique qui nous a permis d'avoir une idée pertinente de Dieu en prenant son caractère et sa personnalité.

 

·         Comment donc cela s'est —il concrétisé ?

·         Pourquoi c'est le Fils qui fait connaître Dieu le Père ?

·         Y a-t-il un intérêt à connaître Dieu ?

·         Que retenir pour notre propre édification ?

 

 

CONTEXTUALISATION

 

Notre référent textuel est extrait de l'ensemble appelé prologue de Jean (Jean 1 : 1-18). Ces versets introduisent bien des thèmes majeurs que Jean va traiter, sur le thème principal : « Jésus est le Christ, le fils de Dieu » (Jean 1 : 12-14, 18). Plusieurs mots clés récurrents dans toute l'Evangile (Vie, lumière, témoignage et gloire) apparaissent ici.

 

 

COMMENTAIRE

 

Comment donc cela s'est-il concrétisé ?

Jésus-Christ est appelé la Parole, expression de la pensée divine, révélation suprême du cœur et des intentions de Dieu à notre égard. On n'est pas surpris que seul le Fils, le Verbe nous a fait connaître Dieu le Père.

 

En effet, si la foi vient de ce qu'on entend (Romains 10 : 17), dire que Jésus le Christ est la Parole faite chair, mise à la portée de l'humanité, c'est nous inviter à l'écouter attentivement, de manière à parvenir à la vraie foi, c'est-à-dire à connaitre Dieu le Père, autrement dit « ... est dans le sein du Père » (Jean 1 : 18b).

Ne peut connaître quelqu'un que celui qui atteste une intimité mutuelle avec lui. Et c'est le cas du Fils unique. Il nous « a fait connaître » Dieu, simplement pour dire comme Jean, que tout ce que Jésus est et fait, explique ce que Dieu est et ce qu'il fait.

 

Une connaissance de Dieu est donc possible. C'est là l'un des postulats essentiels de la foi Chrétienne. Oui, un Dieu absolument inconnaissable serait un Dieu complètement étranger à la piété et à la vie religieuse. Mais nous ne pouvons prétendre connaître Dieu en lui-même, posséder de lui une connaissance totale et adéquate. Nous sommes donc incapables par nous-même d'acquérir une connaissance de Dieu, ni par déduction, ni par intuition. Or c'est en Jésus que nous avons non seulement le point culminant de la révélation ancienne, mais le point de départ d'une révélation nouvelle. Du même coup donc nous est donnée une nouvelle connaissance : la connaissance du Dieu-Père. Cette connaissance nous ne pouvons l'avoir que par Jésus-Christ : « Toutes choses m'ont été transmises par mon Père, et personne ne connaît le fils, excepté le Père, et personne ne connaît le Père excepté le Fils et celui à qui il plaît au Fils de le révéler » (Matthieu 11 : 27 ; cf. Jean 14 : 6).

 

Cette connaissance à cause même de son caractère personnel qui implique toujours une relation faite d'intimité et de communion, ne peut qu'être accordé qu'à celui qui se met dans la condition voulue pour le recevoir. Elle suppose d'abord une attitude d'humilité. Il faut que l'intelligence abdique tout orgueil et renonce à toute initiative propre pour accepter simplement ce qu'elle est incapable par elle-même de trouver. C'est pourquoi Paul dira : « Nous reversons les raisonnements qui se dressent comme un rempart contre la connaissance de Dieu et faisant prisonnière toute pensée, nous l'amenons à obéir au Christ » (2 Corinthiens 10 : 5). Cette connaissance exige ainsi une attitude d'obéissance et de soumission complète de l'homme à la volonté de Dieu en plaçant tout simplement sous la Seigneurie du Christ « la Parole qui a été faite chair » (Jean 1 : 14).

Voilà comment se concrétise la connaissance de Dieu, le Père par le Fils unique Jésus-Christ.

 

 

Pourquoi c'est le Fils qui fait connaitre Dieu le Père ?

 

Voir Dieu, c'est-à-dire le percevoir par nos yeux est impossible, et c'est ce que Paul nous dit dans la première lettre à son fils par la foi, Timothée : « ... que nul homme n'a vécu ni ne peut vivre » (1 Timothée 6 : 16b). En effet Dieu étant esprit, est invisible (cf. Job 23 : 8-9 ; Jean 1 : 18) et par conséquent inaccessible au sens où l'homme pécheur n'a jamais vu et ne pourra jamais voir la pleine gloire de Dieu. Nous comprenons alors les mesures de prudence que Dieu ordonna à Moïse de prendre en vue de répondre, même partiellement à sa requête : « Fais-moi voir ta gloire ! » (Exode 33 : 18). Sans ces mesures, il mourait. Oui, en dépit de la grâce et de la compassion de Dieu, Moïse ne pouvait pas voir sa face et vivre.

 

C'est donc « la Parole (qui) a été faite chair » nous a permis de voir et de reconnaitre le Père Céleste. Jésus est le seul référent de la gloire de Dieu : « et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jean 1 : 14b). Par Jésus, Jean et les autres disciples virent les attributs et les caractéristiques de Dieu (grâce, bonté, miséricorde, sagesse, vérité etc.).

 

 

Y-a-t-il donc un intérêt à connaitre Dieu ?

 

Oui, bien sûre il y a un intérêt à connaitre Dieu. La connaissance de Dieu par Jésus-Christ est susceptible de grandir et de s'épurer. La loi de son progrès est la sanctification elle-même : la fidélité dans la communion avec le Sauveur. Quand cette communion sera devenue parfaite, la connaissance, elle aussi aura atteint la perfection. On comprend ainsi l'exhortation de Paul : « combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle à laquelle tu as été appelé... » (1 Timothée 6 : 12a).

 

Connaitre Dieu, c'est vraiment comprendre pleinement la réalité des choses liées à la vie éternelle que Dieu le Père offre à tout homme à travers son Fils unique, Jésus-Christ. C'est le chemin de la justice et de la piété : la « justice » consiste à faire le bien, autant envers Dieu qu'envers les hommes ; il s'agit d'une conduite visible extérieurement. La « piété renvoie au respect éprouvé pour Dieu et se traduit par une ressemblance avec lui » (cf. 1 Timothée 6 : 11b).

 

 

Que retenir pour notre propre édification ?

 

ACTUALISATION

 

     - Aucune science, aucune connaissance humaine ne peut nous révéler qui est Dieu.

 

     - Ne pas le connaitre, c'est périr : « mon peuple périt par faute de connaissance ».

 

      - Connaitre Dieu, c'est aussi acquérir des connaissances : « la crainte de l'Eternel est le commencement de la science » (Proverbes 1 : 7). Le fondement de toute connaissance et de toute sagesse, c'est cette crainte faite de respect, d'admiration et de soumission vis-à-vis de Dieu. Le non-croyant peut formuler de belle pensée au sujet de la vie et de la vérité, mais il n'a pas accès à la véritable connaissance, la connaissance suprême tant qu'il n'entre pas dans cette relation rédemptrice avec Dieu par Jésus le Fils unique. La crainte de l'Eternel est un état d'esprit qui permet de changer notre comportement, notre volonté, nos sentiments, nos actes et nos objectifs contre ceux de Dieu

 

      - Avoir soif de Dieu, oui ou non ? Qu’en est-il de l'état de notre âme sans Dieu ? Le Fils unique nous donne la possibilité d'aspirer et d'espérer en Dieu qui est notre Salut (cf. Psaumes 42).