Guéri(e) de la fièvre pour servir

Révérend VRY Yobou Thierry Joël

Pasteur Principal du Circuit de Grand-Bassam

Eglise Méthodiste Unie - Côte d'Ivoire (EMU-CI)

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Thème : « Guéri(e) de la fièvre pour servir »

Texte : Genèse 18 : 1-10

1 Timothée 5 : 8-10

Marc 1: 29-31

 

Texte de méditation : Marc 1 : 31 : « s'étant approché, il la fit lever en lui prenant la main, et à l'instant la fièvre la quitta. Puis elle les servit. »

 

EXPLICATION DES MOTS CLES DU THEME

Guérir : délivrer d'une maladie, d'un mal, faire cesser une maladie, recouvrer la santé.

 

La fièvre : une élévation, anormale de la température du corps due à une réaction immunitaire contre une infection virale ou bactérienne.

La Palestine a toujours été une entrée assez salubre, garantie des épidémies par son isolement relatif, et la législation hébraïque comporte certaines préoccupations d'ordre sanitaire qui ignoraient l'hygiène sous un climat assez brulant.

Pour les Israélites, la maladie est un châtiment. Elle survient comme une conséquence du péché individuel ou familial (Jean 9 : 2 ). C'est une idée ancienne que Jésus combat. C'est pourquoi, il fit de la guérison des malades et des démoniaques, une particularité de son ministère (Marc 9 : 25)

 

Servir : exercer une activité, procurer un service ou un travail.

 

-      Qui fut donc guéri pour servir ?

-      Pourquoi cette guérison ?

-      Quelles leçons pour nous aujourd'hui ?

 

 

CONTEXTETUALISATION

« Après avoir guéri » le démoniaque, Jésus sera confronté dans la demeure de Simon, à un autre cas de maladie, de qui s'agit —il ?

 

 

COMMENTAIRE

 

Qui fut donc guéri pour servir ?

Originaire de Bethsaïda (Jean I : 44), Simon et André avaient déménagé à Capernaüm, où Jésus avait établi son quartier général. Visite pastorale de Jésus dans la demeure de ses deux disciples ou hôte de ces derniers ? Marc n'en a fait aucun cas.

Toutefois, dans leur demeure, Jésus est informé de la situation sanitaire de la belle-mère de Simon.

Simon est donc marié. Or, il est considéré comme le Premier Evêque de Rome, c'est-à-dire le Premier Souverain Pontife de l'Eglise Catholique Romain qui trône le célibat ecclésiastique.

Son statut d'homme marié affermi aussi dans 1 Corinthiens 9 : 5 ; le fait que sa belle-mère habitait chez lui semble indiquer que son mari était mort. Trop malade pour sortir du lit, lui parle d'une fièvre « violente » (Luc 4 : 38), ce qui donne à penser que sa maladie était grave, c'est peut-être mortelle, elle est la première malade physique selon Marc à être guérie par Jésus : « s'étant approché, il la fit lever en lui prenant la main, et à l'instant la fièvre la quitta.... » (Marc 1 : 31a) la preuve évidente de cette guérison miraculeuse, fut qu' « elle les servit » (Marc 1 : 31 b).

 

Pourquoi cette guérison ?

(Marc 1 : 31b), nous dit pour servir.

En effet, par sa guérison, Jésus met en avant l'être humain au service de son Seigneur, la notion du service prend un tournant avec cette guérison miraculeuse de la belle-mère de Simon.

 

En effet, selon 1 Timothée 5 : 9-10, dans la culture du Nouveau Testament, 60 ans correspondait à l'âge de la retraite. A cet âge-là, les femmes avaient le plus souvent, terminé d'élever leurs enfants. Elles jouissaient donc d'assez de temps pour vouer leur vie au service de Dieu et de l'Eglise. Surtout était des personnes matures et affirmées.

 

Le service dont il est question est l'exercice de bonnes œuvres de par cette guérison, Jésus montre son dessein pour les femmes : une pleine participation à son œuvre rédemptrice.

 

Dans l'Ancien Testament, les femmes étaient considérées comme des membres de « la famille de la foi ». Et c'est cette foi, que les envoyés recherchaient chez Saraï. Elle qui avait du mal à croire à ce miracle de la vie : être féconde à l'âge de 90 ans ? Malgré sa stérilité, et connaissant les promesses faites à Abram, son mari par Dieu, elle ne fut point habitée par l'amertume. Son empressement à servir ces étrangers. Ce service était une mise à l'épreuve, et elle l'a passée haut les mains. Comme gage de reconnaissance à ce service, elle aura un fils, à la même époque même ce service a été fait.

 

Le service est une dévotion, une marque de grandeur et une source d'affranchissement et la récompense qu'en découle va toute à la fidélité du serviteur (Deutéronome 9 : 18). C'est pourquoi Jésus a apparu. Il est venu, Fils Unique de Dieu, porteur du message de réconciliation et décidé à ramener les hommes dans le service de Dieu. Il en est le premier d'eux, lui le Serviteur parfait de son Père : « non pour être servi, mais pour servir » (Matthieu 20 : 28).

 

 

ACTUALISATION

 

Ø  La morale de ce thème est que l'influence de la femme détermine la vie spirituelle de la famille et de la notion. Elle est souvent la clef pour la réussite de la famille ou la cause de son échec.

 

Ø  Les femmes ont besoin de la liberté, du respect et de la renommée qui permettent l'expression libre de tous les talents, l'onction et les dons qu'elles ont reçus de Dieu.

 

Ø  Tout comme ces femmes, nous sommes appelés au service du Seigneur en un appel volontaire et enthousiaste à l'avancement du royaume qu'annonce Jésus de Nazareth la visite chez Simon.